Vie fraternelle à travers l'Institut familial "Louis et Zélie Martin"

Imprimatur
Chanoine Etienne Van Billoen
Vicaire général du Cardinal-Archevêque
Archidiocèse de Malines-Bruxelles
« Avec la permission d’imprimer
Malines, 21 septembre 2001 »

 

 

Introduction

 

« La Sainte Vierge est ma mère chérie et ordinairement les petits enfants ressemblent à leur mère » ( sainte Thérèse de Lisieux)

Voici une filialité établie : la Sainte Vierge est une mère adoptive comme saint Joseph fut le père adoptif de l’Enfant-Jésus.

La Sainte Famille nous adopte à Nazareth créant ainsi un lien du Ciel vers la terre, et comme cela s’inscrit dans le cercle de l’Alliance, elle crée aussi le lien entre la terre et le Ciel : « Pour faire émerger un sommet de sainteté, Dieu travaille et soulève toute une chaîne de générations ».

La famille de sainte Thérèse devient ainsi un modèle d’accompagnement pour nous.

(Cette chaîne de générations couvre également les Prophètes et les Saints qui nous protègent et nous parlent de Dieu Un.)

Pour résumer cette petite introduction, nous parlerons de l’importance du « faire mémoire » afin de découvrir le chemin de notre croissance et notre mission spirituelle.

Dans ce sens, nous nous poserons la question : comment contribuer individuellement à l’évolution spirituelle du monde qui nous entoure ?

 

Trois modèles de réflexions sont à considérer

  • Un modèle du Ciel : la Sainte Famille de Nazareth
  • Un relais : La famille de sainte Thérèse de Lisieux
  • Un modèle de la terre : notre propre famille.
  • Pour approfondir votre recherche sur l'Institut familial "Louis et Zélie Martin", parcourez le livre "Foi et Psychothérapie" :

    Présentation

    Il s’agit d’une pastorale pour toute souffrance.

    A l’école de la Vierge Marie et de sainte Thérèse nous nous posons la question : comment évangéliser notre mémoire affective, physique et généalogique ?

    Les groupes sont constitués pour l’écoute, le partage et pour prier pour toute guérison. Ils composent la structure même de ce que nous appelons un Hôpital de la Prière.

    Plusieurs articulations s’inscrivent dans leur dynamique constitutionnelle :

    • La Sainte Famille de Nazareth est un sanctuaire d’éducation familiale. Comme trinité sur la terre elle est une source de sanctification
    • Louis et Zélie Martin intercèdent pour nous dans un chemin d’évangélisation (quelle que soit la situation vécue)
    • La souffrance psychologique, est placée sous le parrainage de Louis Martin, papa de sainte Thérèse de Lisieux.
    • La souffrance physique est placée sous le marrainage de Zélie Martin, maman de sainte Thérèse de Lisieux.
    • La famille dans son entièreté avec tous les frères et sœurs de sainte Thérèse intercède pour l’Eglise et toute forme de vie consacrée
       

    Fonctionnement

     

    Les groupes Louis et Zélie Martin sont élaborés à partir de schémas pédagogiques considérant l’écoute, l’accompagnement et le développement harmonieux et respectueux de la personne.

     

    L’unité psycho- corporelle est encouragée par un lien spirituel spécifique :

    Dieu Notre Père est Créateur
    Dieu nous donne un nom
    Nous sommes solidaires du Corps de Jésus-Christ, Vivant hier, aujourd’hui et demain.

     

    Un déroulement dans le temps est nécessaire pour l’évolution individuelle au sein des groupes.

     

    Neuf rencontre sont donc proposées au rythme de :

    Un week-end par mois ( à évaluer)
    Une journée par quinzaine ( à évaluer)

     

    Ce temps de neuf rencontres couvre ainsi un chemin de neuf mois.

     

    Organisation

     

    Lors de chaque rencontre, plusieurs étapes sont proposées :

    Etape psychologique
    Etape spirituelle
    Ateliers divers : musical, oral, corporel, d’écriture.
    Synthèses individuelle et de groupe.
    Les temps de prières sont le ciment des rencontres.

     

    Neuf thèmes sont proposés pour constituer les rencontres 

    Toute la famille de sainte Thérèse de Lisieux nous accueille pour nous parler d’elle et de notre vie.

    « Le divin que l’homme perçoit en lui-même, il le voit tout autant chez les autres et comme la manifestation du même Esprit chez tous. Une harmonie intérieure croissante avec les autres est donc une nécessité de son être, et l’unité parfaite, le symbole et la condition de la vie parfaite. » ( Sr.Aurobindo)

    Premier thème : session 1

    Dieu met sur notre chemin les personnes et les évènements dont nous avons besoin pour progresser dans l’Amour.

    Marie Martin, une âme libre pour évoluer.

     

    Deuxième thème : session 2

    Père des multitudes, Tu nous donnes Jésus, Vivant hier, aujourd’hui et demain pour rendre témoignage à la Vérité.

    Pauline Martin, dynamique d’une conscience mariale.

     

    Troisième thème : session 3

    Croissance personnelle dans l’Amour et la Lumière

    Céline Martin, une fille au grand cœur.

     

    Quatrième thème : session 4

    Chacun est l’enfant préféré de Dieu

    Léonie Martin , un chemin de volonté et d’humilité.

     

    Cinquième thème : session 5

    L ‘Amour embrasse le monde qu’Il embrase

    Thérèse Marie Martin, une espérance pour la consécration de sa vie.

     

    Sixième thème : session 6

    Guérison de la mémoire à partir de notre héritage parental

    Louis et Zélie Martin, des parents plus dignes du Ciel que de la terre.

     

    Septième thème : session 7

    Correspondance du plan d’Amour de Dieu sur nous

    Louis Joseph et Louis Jean-Baptiste Martin, éveils pour notre sacerdoce chrétien personnel.

     

    Huitième thème : session 8

    Les mystères ne cachent que pour mieux révéler

    Mélanie Martin, chemin de communion fraternelle.

     

    Neuvième thème : session 9

    Dans la confiance et dans l’amour

    Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Docteur de l’Eglise.

     

     

    Réflexion

     

     

    Sur l’évangélisation du monde de la santé :

    Message du Pape à l’occasion de la Journée mondiale du Malade, qui était célébrée le 11 février 2001 à Sydney, en Australie : ( extraits)

     

    « Ayant partagé moi aussi à plusieurs reprises, au cours de ces années, l’expérience de la maladie, j’ai compris toujours plus clairement sa valeur pour mon ministère pétrinien et pour la vie même de l’Eglise.

    En exprimant ma solidarité affectueuse à ceux qui souffrent, je les invite à contempler avec foi les mystères du Christ, crucifié et ressuscité, pour arriver à découvrir dans leur vie douloureuse le dessein bienveillant de Dieu. Ce n’est qu’en regardant Jésus, « homme de douleur, familier de la souffrance »

    ( Is. 53,3), qu’il est possible de trouver la sérénité et la confiance.

    Chaque jour, je me rends en esprit en pèlerinage dans les hôpitaux et les maisons de santé, où vivent des personnes de tout âge et de tous les milieux. Je voudrais en particulier m’arrêter aux côtés des malades, des parents et du personnel médical. Il s’agit de lieux qui constituent des sortes de sanctuaires, dans lesquels les personnes handicapées participent au mystère pascal du Christ.

    Même le plus distrait est amené en ce lieu à se poser des questions sur son existence et sur sa signification, sur la cause de son mal, de la souffrance et de la mort (cf . Gaudium et spes, nr.10).

    Voilà pourquoi il est important que ne manque jamais dans de telles structures une présence qualifiée et significative des croyants.

     

    Les hôpitaux, les centres pour malades ou pour personnes âgées, et chaque maison où sont accueillies les personnes qui souffrent, constituent des milieux privilégiés de la nouvelle évangélisation, qui doit s’engager afin que résonne précisément en ces lieux le message de l’Evangile, porteur d’espérance.

    Seul, Jésus, le divin Samaritain, est pour chaque être humain à la recherche de la paix et du salut, la réponse pleinement satisfaisante aux attentes les plus profondes.

    Le Christ est le sauveur de tout homme et de tout l’homme.

    C’est pourquoi l’Eglise ne le lasse jamais de L’annoncer, afin que le monde de la maladie et la recherche de la santé soient vivifiés par sa lumière.

    Il est donc important qu’au début du troisième millénaire chrétien, l’on apporte un élan renouvelé à l’évangélisation du monde de la santé comme lieu particulièrement indiqué pour devenir un laboratoire précieux de la civilisation de l’amour. ( Jean-Paul II).

     

    Lecture : 1, Cor. 3, 5 – 17

     

    Le vrai rôle des prédicateurs.

     

    « Moi j’ai planté, Appollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Or ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose, mais celui qui donne la croissance, Dieu. Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire à la mesure de son propre labeur . Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, tel un bon architecte, j’ai posé le fondement. Un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il y bâtit. De fondement en effet, nul n’en peut poser d’autre que celui qui s’y trouve, à savoir Jésus-Christ. Que si sur ce fondement on bâtit avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin , de la paille, l’œuvre de chacun deviendra manifeste ; le Jour la fera connaître, car il doit se révéler dans le feu, et c’est ce feu qui éprouvera la qualité de l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie sur le fondement résiste, son auteur recevra une récompense, si son œuvre est consumée, il en subira la perte ; quant à lui, il sera sauvé, mais comme à travers le feu.

    Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous . »

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